Avec papa sous l'eau !

L'immersion – Comment l'aborder

 
L'immersion n'est pas une étape, ni un chalenge, c'est-à-dire qu'elle ne doit pas s'acquérir à un moment précis de l'évolution du comportement moteur de l'enfant dans l'eau, mais le plus tôt possible sera préférable. (à partir de 10 mois avec un jeu préparatoire, le "souffle du Crocodile"

 

La prolongation du "jeu au-dessus ", c'est " le jeu en dessous "... L'immersion augmentera le champ d'expérimentation. Comme la marche, elle permet l'étirement de l'espace-jeu de l'enfant. C'est le côté émotionnel des parents qui est le plus délicat à gérer. Pour le reste, faîtes-lui confiance, il s'adaptera vite.

 

L'immersion fait partie intégrante de l'activité et permet au bébé l'exploration du milieu subaquatique.

 
Ne proposez jamais d'immersion sans l'accord de l'enfant (pas d'immersion forcée). Dans tous les cas, c'est l'enfant qui décide, ce qui est intéressant sur le plan du développement de la personnalité de l'enfant. La provoquer, en descendant l'enfant sous l'eau, peut engendrer des difficultés .

 

Une immersion qui n'est pas déclenchée volontairement par l'enfant, tel un déséquilibre à partir d'un tapis en mousse, chute depuis le bord de la piscine, est souvent mal vécue par celui-ci, surtout si c'est la première fois .Dans ces chutes, l'émotion tend le corps de l'enfant qui se cambre en arrière, écarte les bras et ferme les yeux (vestige du réflexe de Moro).Toutes ces réactions de défense de l'enfant devant ces sensations inconnues inquiète l'adulte .

 

L'eau peut être perçue comme un milieu anxiogène par certains, principalement lorsqu'il s'agit de réaliser des immersions. L'espace aquatique est un espace  profond et homogène, qui peut procurer des sensations d'étouffement, de suffocation, d'envahissement, mais aussi de chute,de vide, d'engloutissement, de perte d'appuis, d'abandon et de lâchage.

 

L 'eau est aussi un mileu parfois inconnu, nouveau, qui désorganise les mouvements, modifié les repères sensoriels, rermet en cause la maîtrise des situations et fait perdre confiance en soi en apportant des perspectives d'échec.

 

De nombreux auteurs ont ont mensionné ces peurs dans leurs écrits ( par exemple, Pansu, Mégy, Fernandez, Arnaud et Broyer) .

 

Nous savons que la peur de l'eau peut apparaître à la suite de mauvaises expériences de l'enfant à la piscine ou en dehors de la piscine ( bain, douche, lavage, etc.).Mais la peur de l'eau peut aussi être contagieuse, de l'adulte à l'enfant. L'enfant dont les parents sont très mal à l'aise dans l'eau, perçoit ce malaise à travers la relation parents-enfant et à travers des comportement anodins des parents (comme essuyer l'eau sur le visage et les yeux de l'enfant, lui dire de bien fermer la bouche, avoir des expressions du visage détonant une tension ou une appréhension...) qui lui révèlent que l'eau est un élément qu'ils n'aiment pas et qui est donc nuisible. Il y a donc ici apprentissage par expérience déléguée puisque la peur de l 'eau chez l'enfant n'est pas  liée à une expérience vécue, mais à la perception par l'enfant d'attitudes ou d'expréssions émotionnelles de peur chez les parents. L'enfant s'imprègne de l'expérience de ses parents.

 

                    Immersion avant     Une expérience  d'immersion avec une préparation des parents       Immersion après